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    ‘’Kpodjiguèguè’’, ‘’Zangbéto’’, ‘’Togbo’’ et ‘’Baba’’ animent Bohicon

    L’édition 2016 du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), dans sa phase migratoire, après la Biennale, s’est installée, le dernier week-end du mois de juin, à Bohicon. Il y a eu des spectacles d’attraction, assurés par des groupes de danse et d’acrobatie sur bambou, de la fanfare, par des prestations de ‘’zangbéto’’, puis par une grande soirée de théâtre à la Maison des jeunes avec la troupe «Togbo» sous la direction d’Ignace Yétchénou.

    Par Blaise Ahouansè

    Jeudi 23 et vendredi 24 juin, ce furent des spectacles d’attraction. Le premier jour, l’équipe sous la conduite de Susudji Béhanzin, Coordonnateur dans les Départements des Zou et des Collines, s’est installée en plein coeur du marché de moutonsavec une troupe de danse et d’acrobatie sur bambous communément appelée ‘’Kpodjiguèguè’’, dans le Sud-Bénin. C’est elle qui a annoncé la venue et l’installation du Fitheb migratoire à Bohicon, pour ces trois jours, avant que les masques ‘’Zangbéto’’ et ‘’Lanwadan mayi kpo whé’’ de Saklo Atchonmè ne prennent le relais, le vendredi, sur l’esplanade «Gros porteurs» de la Société des huileries du Bénin (Shb), de Bohicon. Ceci, pour toucher le public et le conduire, désormais, en salle. «Un spectacle d’attraction de la danse zangbéto parce que c’est un spectacle qui s’organise en plein air et qui est fédérateur de spectateurs, c’est-à-dire que, quand ça se joue, tous les passants s’arrêtent spontanément, pour suivre», explique le Coordonnateur. Ce fut un après-midi de magie assuré par ces «Zangnéto». Ils ont été une demi-douzaine à se succéder dans la série de métamorphoses cultuelles. Sous l’animation d’un groupe de jeunes très en forme, ces masques se transforment en un serpent vivant, en une statue qui bouge, en un panier contenant de l’eau et en un ‘’Zangbéto’’ fiston, dansant dans une bouteille d’un litre de capacité. «A Bohicon, c’est le couvent de «Zangbéto» en tête du classement. Si on doit faire ces changements et étonner tout Bohicon et le monde, c’est eux. Ils ont plein de pouvoirs mystiques», confie Rodolphe Zannou Oussou, agent de sécurité dans une structure privée de la place. C’est une performance qu’ils doivent à leurs aïeux.

    Ignace Yètchénou revendique le droit des femmes…

    Ces deux jours de spectacles ont eu pour but, d’inculquer au public de Bohicon, la culture des salles de spectacle. «On dit que le public ne vient plus en salle. Mais, si vous n’allez pas le chercher, vous ne l’aurez pas », explique le directeur Fitheb, Erick-Hector Hounkpê. Le samedi soir, en dépit de la diffusion en direct des matchs de l’Euro en cours, le public est sorti pour suivre la représentation de la pièce «Histoires de femme», écrite et mise en scène par Ignace Yètchénou, alias «Togbo», du nom qu’il a donné à sa compagnie née dans les années 1980, dans cette ville-carrefour. C’est une pièce qui dénonce les violences faites aux femmes et qui sensibilise dans le but de briser toutes les chaînes qui entravent l’épanouissement des femmes.